La marche contre l’austérité

Le Carrefour d’aide aux nouveaux arrivants a pris part à la marche contre l’austérité, le 17 novembre dernier, non par plaisir mais par nécessité. Le démantèlement annoncé du filet social si unique au Québec aura des impacts désastreux sur toute la population. Les organismes communautaires sont à la fois un maillon fort de ce filet et une courroie de rattrapage pour ceux et celles qui lui échappent.

On pouvait lire au lendemain de la manifestation que la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse et à la Santé publique, Lucie Charlebois, ne comprenait pas « pourquoi on (le communautaire) s’agite autant » étant donné qu’aucune compression n’avait été annoncée pour le communautaire.

Madame Charlebois, les organismes sont largement financés par projets, projets dont les enveloppes proviennent de ministères ou de programmes dans lesquels votre gouvernement coupe sans réserve. Le milieu communautaire crie famine depuis des années, nous sommes indécemment sous-financés, l’expertise et la portée des actions des intervenants et intervenantes ne sont nullement reconnues dans le salaire qui leur est versé.

Le gouvernement de Philippe Couillard est en train de rendre les aidants encore plus vulnérables que les aidés. Une fois l’équilibre budgétaire atteint, quel sera le portrait de notre société?

2 réponses à “La marche contre l’austérité”

  1. Roland Éloy dit :

    L’équilibre budgétaire ne sera jamais atteint puisque le but final de l’opération est de maintenir les travailleur-euse-s dans la pauvreté. La mobilisation des exploité-e-s du travail et des laissé-e-s pour compte est un devoir de militant et un défi. La charité une insulte aux déshérité-e-s. La solution, lutter à leur côté en préservant leur dignité.

  2. FRANÇOIS MARQUIS dit :

    Je suis d’accord pour protester contre les coupures de Québec. Les organismes communautaires doivent avoir les moyens de se concentrer sur leur mission. On les réduit présentement à une mendicité dégradante. On les force à gratter du papier et des formulaires à l’année longue. La raison? Les organismes publics ne veulent pas soutenir des actions qui ne sont pas conditionnées au préalable par une politique gouvernementale (on veut des votes). Les entreprises privées ne soutiennent que les causes qui aident leur image et/ou leur chiffre d’affaires.

    Nous devons nous battre pour avoir une autonomie d’action authentique, entièrement tournée vers l’atteinte de nos objectifs (ceux de nos membres).

    François Marquis

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